L'imposture écologique

Publié le par FED

Les accords de KYOTO et les engagements Européens sont souvent invoqués pour légitimer le déploiement massif de l'éolien industriel en France. Mais le 9 mars 2007, les chefs d'Etats Européens se sont fixé comme objectif primordial de réduire de 20% les émissions de CO2 d'ici 2020, les énergies renouvelables (EnR) n'étant qu'un moyen parmi d'autres pour y parvenir.


Il est urgent de ne pas se tromper d'EnR :

Si les EnR paraissent de prime abord des panacées pour prévenir la pénurie des énergies fossiles et le réchauffement climatique, à y regarder de plus près toutes ne sont pas aussi efficaces les unes que les autres et parfois même font pire que bien. A titre d'exemple, hier les biocarburants de 1ère génération étaient plébiscités sans réserves pour réduire les émissions de CO2 des transports routiers, aujourd'hui de nombreux mouvements écologiques dénoncent à juste titre leur mauvais rendement environnemental et leur empiètement excessif sur les cultures alimentaires. L'éolien industriel est dans le même cas de figure : Tôt ou tard, son inefficacité pour un encombrement maximum ne sera plus tolérable.


Une ridicule diminution de 0,3% des émissions de gaz à effet de serre CO2 :
puce-copie-1.jpg Selon le CITEPA la production électrique génère 5,6% du CO2 émis par l'activité française,

puce-copie-1.jpg Le programme français de 13 500 MW éoliens ne pourrait produire au plus que 5% de l'électricité du pays d'ici 2010,

puce-copie-1.jpg Donc l'éolien français ne parviendrait à diminuer les émissions de CO2  de la France qu'au mieux de 0,3% (5% de 5,6%).


L'éolien industriel n'a aucune probabilité de diminuer significativement la consommation d'énergies fossiles :

puce-copie-1.jpg En raison de l'intermittence de la production électrique éolienne, il est absolument nécessaire de faire fonctionner des centrales thermiques pour assurer l'équilibre et l'intégrité du réseau électrique.

puce-copie-1.jpg Malgré le pharaonique programme éolien français (environ 20 milliards d'euros d'investissements), de nombreux projets de centrales thermiques produisant du CO2 ne cessent de voir le jour en France :
-POWEO : 750 MW au Havre,
-GDF : 500 MW à Fos-sur-Mer,
-RTE : 120 MW en appel d'offres à St Brieux
-EDF : 2 600 MW...
-Lu en août 2007 sur EDF-recrutement.com : "D’ici 2008, EDF relance la production thermique en France… Dans un milieu technique et technologique en plein essor, nous vous offrons des parcours professionnels valorisants…" 

puce-copie-1.jpg Il est édifiant de constater qu'après avoir masacré la majeure partie des paysages français, les 13 500 MW du programme éolien français ne permettraient de produire qu'environ 27 TWh/an d'électricité, soit à peine ce que RTE "perd" annuellement dans son réseau électrique par effet Joule (32 TWh en 2006 selon le rapport d'RTE).

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JACQUIN 30/08/2007 11:06

L'électricité, ce n'est pas magique...

RTE à un programme d'optimisation qui permet l'adéquation entre la demande et l'offre (c'est l'adaptation de la production en fonction de la consommation des français)

Ce programme nécessite des producteurs stables et fiables. Une production éolienne est "chaotique"... Comment le programme d'optimisation de RTE va intégrer la part d’aléas de l'éolien???


Lorsque le vent va brutalement tomber ou au contraire souffler au delà d’une certaine vitesse, donc dépasser les seuils de sécurités, les éoliennes vont s’arrêter de produire (mise en sécurité de l’éolienne pour éviter la casse)!

Quelles centrales vont se substituer aux éoliennes arrêtées? Comment va se répartir l'énergie à produire (transfert de charge) et à quelle vitesse ces producteurs vont compenser cette perte d'énergie ???

Nota : L’énergie électrique est issue d’alternateurs entrainés par des turbines ou des moteurs thermiques. L’augmentation de la puissance à appliquer sur ces turbines ou moteurs n’est pas instantanée car cette augmentation de puissance tient compte du temps de réaction de la régulation mais aussi et tous simplement, des conditions admissibles de montée en puissance par les turbines et alternateurs. ex : si on ouvre trop rapidement les vannes qui permettent de faire tourner les turbines d’un barrage hydroélectrique, on risque tous simplement de « casser » les turbines. Les vitesses de montée en puissance sont propres à chaque machine et données par les constructeurs. Ainsi on sait que pour les centrales nucléaires, la montée en puissance est au maximum de 50 MW/mn. Ce qui veut dire que pour un champ éolien de 300 MW qui s’arrête, si la reprise (tranfert de charge) se fait uniquement par une centrale nucléaire, il faudra 6 mn pour que cette centrale compense l’énergie manquante. Très probablement, on aura ouvert les disjoncteurs dans les postes de livraison (délestage) pour éviter des incidents de ligne.

Les conséquences sont connues: Avant que les centrales ne compensent complètement l’énergie perdue par les éoliennes, il y a baisse de la tension et baisse de la fréquence. Si on arrive en dessous des seuils de sécurité, c'est le délestage (ouverture des disjoncteurs de couplages, de lignes etc.). Si on est à la limite, c'est toutes les électroniques domestiques et industrielles qui vont souffrir (alimentations à découpages que l'on trouve dans les ordis, les télés etc. qui ne supportent pas les variations de fréquences)

Au final qui va en subir les conséquences:

Tous abonnés qui ont leurs lignes EDF sur un poste de livraison EDF sur lequel sont raccordés des éoliennes et de façon plus générale, tous les français qui vont fatalement financer les projets éoliens:

1) Par leurs factures EDF (voir la ligne : autres prestation)

2) Par leurs impôts... EDF rachète aux promoteurs éoliens, le KWh à environ 8 cents alors qu'elle revend cette énergies à l'export à 4 cents.
EDF, entreprise d’état qui s’endette, ce sont les Français qui s’endettent !

3) Par la spoliation du patrimoine des habitants qui sont à proximités des éoliennes. Environ 30 à 50% de baisse de la valeur de leurs biens (Je considère que c’est une spoliation car la perte des biens est directement convertie en marge bénéficiaire des sociétés promoteurs d'éoliennes. Si on supprime les éoliennes, les biens retrouvent leurs véritables valeurs).

4) Par la diminution de la durée de fonctionnement des équipements domestiques (fini les télés qui duraient 15 ans sans pannes)…

6) Par les inévitables dégradations paysagères et écologiques (voir tous les sites qui en parlent…)

Hors, la France est, pour sa production électrique, le pays qui pollue le moins en termes de CO² (suivant les KWh/habitants).
La France est un des pays au monde qui utilise le plus les énergies renouvelables grâce à l’hydroélectrique…
La France est un des pays au monde qui produit près de 15%, d’énergie électrique excédentaire (principalement en heure creuse).

Mais la France est le pays ou les promoteurs éoliens annoncent des marges bénéficiaires supérieures à 20%...

COMPRENNE QUI POURRA !!!

G.JACQUIN